Depuis deux ans, les vacances d’Yvonne* sont toutes tracées. Deux semaines, en août, au Levant, une petite île au slogan prometteur : « Si le Paradis existe, vous êtes à sa porte en venant sur notre île ».

Comme tout paradis, le chemin jusqu’au Levant est tortueux et semé d’embûches : 10h de voiture sans clim, puis une correspondance avec bateau qui s’arrête à Porquerolles, Port-Cros et enfiiiiiin… Le Levant !
Et comme dans tout paradis, la tenue de rigueur ici est… aucune, justement.

 

Là, au milieu de la garrigue et au bord de l’eau turquoise, c’est une autre vie qui commence. Au-delà du fait que tout le monde se promène dans son plus simple appareil (à l’exception du port, des commerces et de la place du village – à l’arrêt – où il faut un minimum porter un minimum), les gens du Levant ne sont pas comme les autres. Ils sont foncièrement et profondément GENTILS. Comme si une fois déshabillés, ils devenaient plus humains #théorieàcreuser.
Le Levant est par exemple le SEUL ENDROIT DE LA CÔTE où l’on vous répondra, après une soirée de festin et allègrement arrosée de nectar divin : « L’addition ? Ok, ça fera 35 euros s’il-te-plait ». Ou encore, au moment de régler votre menthe à l’eau « Tu rigoles, je vais pas te faire payer pour du sucre et de l’eau ! » Véridique. On appelle ça « l’esprit Levant ».

 

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Crédit photo Guy Thouvignon

 

Ici, pas de chichis donc. Le quotidien est simple et se résume à des cafés sur la place du village, puis baignade, sieste, re-baignade et fête entre copains. Et ça dure depuis 1931 ! Depuis que le Docteur Gaston Durville a découvert l’ile du Levant et y a fondé Heliopolis. Un domaine naturiste qu’il définit comme « une simple cité rustique, où les amateurs d’air pur et de soleil viendront dans le calme d’une nature splendide, se reposer des fatigues de la civilisation artificielle des villes en passant des vacances simples et saines, avec le seul luxe d’un idéal plus élevé. » Et personne ne déroge à la règle depuis !!!

 

Et si le bonheur était là ? Sans rien sur les fesses et au bord de l’eau ? Yvonne, elle, a choisi son camp. Elle a d’ailleurs appris que sa grand tante – connue pour être l’originale de la famille – a ouvert la voie en passant tous ses étés au Levant dans les années 1930. Comme quoi, les bons plans, ça se transmet de génération en génération. Et vous ? Vous partez où l’année prochaine ?

 

Réchauffé par ce récit de folie ? Envie de lire le récit des vacances d’une autre personne mystérieuse de l’équipe ? La Sicile, c’est par ici !

*Les prénoms ont été modifiés.