Expressions genevoises. Tome II

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S’il y a bien une chose que l’on puisse dire, c’est qu’en matière d’expressions suisses, on est servies !
Après le carton en librairie de notre premier tome (et également disponible ici), nous réitérons avec un deuxième opus, encore plus délirant. Un grand moment de littérature vous attend.
Merci à nos popeuses d’avoir apporté de l’eau à notre moulin à paroles suisses.

Ça joue ou bien ?

Tout simplement pour dire salut, comment va?

 

Tu viens dîner ?

C’est à y perdre son latin. Nos voisins suisses ont décidé de semer la zizanie dans les repas de la journée. Ainsi, ils déjeunent le matin, dinent le midi et soupent le soir. Pourquoi pas après tout ! Mais si on y prend pas garde, c’est un coup à se retrouver face à une fondue froide ou une assiette vide.

 

De bleu, de bleu

A utiliser quand on est vraiment étonné. C’est l’équivalent de « extraordinaire ! »

 

A quelle heure vit-on ?
Sortie de son contexte, on vous l’accorde, cette expression est quelques peu étrange. Au début, nous avons cru que c’était une expression qui voulait dire « mais dans quel monde vivons-nous ? » mais que nenni. A quelle heure vit-on est la formule d’usage pour demander l’heure.

 

De dieu c’t’équipe

C’est sans doute celle qui est revenue le plus souvent. On décortique : de dieu = mince, punaise, purée, crotte. C’t’équipe : les personnes dont nous sommes en train de parler.
On a trouvé une couple de suisse qui a décidé de rendre cette expression internationale. Par ici.

 

Foehner

Un verbe, un vrai. C’est un peu comme si les Toulonnais disaient « tramontaner ». Le Foehn est un vent chaud et sec qui donne à Genève des allures de Sahara. Niveau efficacité sur le brushing, le Foehn est redoutable. D’ailleurs, les Suisses ne se sèchent pas les cheveux mais se les foehnent (pas en marchant dans la rue quand le vent souffle, mais dans leur salle de bains. On préfère préciser au cas où.)