Comme il y a eu le Manifeste du Parti Communiste ou celui du Surréalisme, j’entre aujourd’hui dans la lignée de ceux qui ont clamé haut et fort leur opinion et l’ont gravée dans le marbre.
Raclement de gorge, mains (un peu moites) sur le pupitre, je me lance.

On ne vous l’apprendra pas, chez Pop In nous sommes de grandes amoureuses de la diversité et des cultures étrangères. Ça tombe bien. Parce que moi, la diversité culturelle, je suis tombée dedans toute petite. Comme Obélix dans la potion magique.

 

Recontextualisons : j’ai grandi avec des valises dans les mains, ballotée entre la France, Chypre, la Suède, la Mauritanie… A chaque étape, un saut vertigineux vers l’inconnu. Du 100% adrénaline. Mais le grand inconnu s’apprivoise, et quand vient le temps de partir vers de nouvelles aventures, c’est une famille et un pays d’adoption qu’il faut quitter. Eternel recommencement. Mais que c’est bon !
C’est ce que j’aime dans l’inconnu : que cet autre devienne finalement une petite partie de moi. Même si elle est effrayante, la perte de repères est une richesse inestimable.

 

Régulièrement, on me demande d’où je viens. C’est une question qui m’a toujours posé problème. Les premières fois, j’hésitais longuement avant de déballer tout l’historique de mes voyages. Maintenant, je réponds que je viens de partout et de nulle part à la fois. Parce que oui, au fond de moi, je suis autant chypriote que suédoise ou française.
Mon enfance m’a permis de développer une curiosité pour les autres, pour toutes ces cultures qui ne sont pas la mienne, pour les langues étrangères. Elle me pousse à ouvrir les yeux et à tester, écouter, sentir, goûter, à rencontrer de nouvelles personnes, à respecter et admirer leurs valeurs, leurs choix ou leurs modes de vie, et même à en adopter quelques uns. De mes voyages, je ramène des petits fragments qui viennent compléter le puzzle de ma personnalité.

 

C’est justement (et surtout) ce que j’aime dans Paris. Son côté multiple, cosmopolite, dépaysant parfois. J’aime qu’on puisse y manger des ramen comme à Tokyo, flâner sur un marché aux senteurs sénégalaises, danser lors d’une célébration à Ganesh, y dégoter la dernière bière en vogue de Brooklyn.
C’est aussi ce que j’aime chez Pop In : que Clémentine se fasse des tartines d’amlou ramené d’Iran, que Marine m’emmène à un cours de Qi Qong le midi et que Marie mange toujours des plats qui sentent bon la citronnelle.

 

Pauline.

 

PS : si vous aussi vous avez envie de voir un Paris cosmopolite, filez vite vous inscrire au Jetlags Paris. Tout se passe ici.

 

Crédit photo : Alessandro Gottardo